Couv_Miller_HOMME SANS DESIR

L’Homme sans désir – Antoine Miller

29.00

Description du produit

 

Motifs mélancoliques dans l’œuvre d’Edouard Levé.

Lorsque l’épidémie de suicides s’étend aux artistes, le geste auto-agressif
est présenté par Édouard Levé, de manière quasi-prémonitoire, comme
indissociable de l’activité artistique, voire directement adressé aux
récepteurs de l’oeuvre. Le narrateur de Suicide fait ainsi référence à la
phlébotomie d’un chanteur au beau milieu d’un concert. Cet événement,
auquel a assisté l’ami du narrateur, renvoie au passage à l’acte de Daniel
Darc, pour qui Édouard Levé dit sa grande admiration dans son
Autoportrait. Le rocker a poussé l’autodestruction jusqu’à se taillader les
veines pour asperger son public, en novembre 1979, lors d’un concert
parisien, au Palace, en première partie du groupe Talking Heads :
Tu es allé à un concert à Paris. À la fin de la première
partie, le chanteur s’est tranché les veines et a dispersé
son sang sur les premiers rangs en décrivant des arcs de
cercle avec son bras.
De même, les pages de Suicide, hantées par le fantôme d’Édouard Levé,
se trouvent symboliquement chargées de son sang. Le lecteur en est
aspergé malgré lui lors de sa traversée de l’ouvrage, à l’image du public
de Daniel Darc, témoin impuissant de son autodestruction.
L’AUTEUR
Antoine Miller est médecin psychiatre depuis 2015. Il exerce au Centre
Hospitalier Saint Jean de Dieu, à Lyon. Ce premier ouvrage est issu de sa
thèse d’exercice, dirigée par Emmanuel Venet, psychiatre et écrivain.