BEETHOVEN

Grave, ma non troppo – Monette Vacquin

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BEETHOVEN

Beethoven, dernier mouvement

— Et alors, ma Liebe ?
— Quand cela sonne faux, c’est diabolique, Ludwig. Ne me
regarde pas comme ça. Il y a quelque chose d’un… d’un rapport
à… à je ne sais quel ordre de la vérité humaine qui ne peut-être
que musical.
— Liebe !
Ludwig demeure songeur.
— Tu veux dire que j’ai écrit une histoire de famille ?
— Parfaitement généalogique, mon amour. Avec toutes ses
strates. Descendantes, comme il sied à toute filiation. Un bon
père, haut dans le ciel, marié avec la joie. Et latérales. La fraternité
humaine dans le lien et la liberté, sous les auspices de ces
deux-là… qui probablement n’existent que là-haut. Oui
Ludwig ! Au fond, tu n’as fait que creuser ton Fidélio ! Il y a un
chemin tout à fait manifeste qui mène de Fidélio à ta Neuvième
Symphonie, mon amour. Un couple, l’homme et la femme,
libres et liés, et, et… cela fabrique la fraternité et délivre de la
tyrannie. Quand cela sonne juste, c’est divin ! Oui, Ludwig, ta
symphonie est bien une histoire de famille, et, ajoutais-je avec
malice, quelque chose me dit que les frères y occupent une
place importante. Tiens, voici Karl.
Monette Vacquin est psychanalyste et écrivain. Outre son activité
clinique, elle est l’auteur de nombreuses publications consacrées
aux mutations qu’entraînent les « avancées » de la biologie sur l’espèce
humaine. Dernier ouvrage paru : Main Basse sur les vivants
(Fayard, 1999).

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